Je vais vous conter mes amis, le jour où j'ai failli mourir.
Jean-Claude, le mec qui nous vendait du poisson sur la plage, nous proposa de faire un tour de pirogue à 10 km du large pour observer les baleines qui venaient pour se reproduire au chaud.
Alors un matin très tôt (à 6h00 en vacances s'il vous plaît), mon père me tira du lit, on s'habilla vite-fait et on embarqua dans la pirogue de M'sieur Jean-Claude. Il y avait donc Jean-Claude, son fils qui l'aidait à manoeuvrer la pirogue (le gars qui tape la pose sur la photo, il se doutait pas encore qu'il allait bientôt faillir mourir), mon oncle, mon père, ma mère, ma cousine, notre chauffeur et moi.
Déjà, 8 personnes sur une pirogue merdique, ça fait flipper. La première demi-heure, tout allait bien, c'était tranquille. Il faisait un peu froid, mais bon voilà, on respirait l'air frais marin (dixit mon père, mais ça sentait l'algue), le ciel était bleu, la mer aussi (non, jure), enfin bon... tranquille, quoi.
Puis, la situation commenca à se corser. A 5 km du large, on se rendit compte qu'il y avait un minuscule trou dans la pirogue. Jean-Claude nous rassura et nous dit que c'était pas grave. Son fils, armé d'une bouteille d'eau en plastique, commenca à prendre l'eau et à la jeter par dessus bord, mais ça servait un peu à rien quoi. Puis, le vent commença à ramener sa tronche. Alors la pirogue tanguait, mais trop dangereusement, quoi. Putain, je vous jure, j'avais trop peur. Et derrière moi, y'avait mon père qui flippait, c'était trop tordant, il arrêtait pas de gueuler, mais sur le coup, j'avais pas trop le coeur à rire <3
Puis, mon super chapeau en paille à 5000 fmg soit environ 20 cts d'euros, acheté sur la route pour aller à Tuléar, se barra dans la mer. Alors le fils de Jean-Claude qui avait cessé direct de taper la pose, servit à quelque chose dans sa vie. Il se pencha dangereusement vers la mer pour saisir mon chapeau (sous nos cris alarmants, parce qu'il faisait tanguer encore plus la pirogue) ! Oh, mon héros !
Bref. On resta au milieu de l'océan une dizaine de minutes, avec des bouffées d'adrénaline intense, et je vous promet que c'est encore mieux que Space Moutain II niveau sensations. Parce que là c'est du direct-live, contact avec la mer, quoi.
Enfin, après Jean-Claude se rendit à l'évidence, il fit une manoeuvre pour retourner la voile de l'autre sens, ce qui nous fit encore flipper une bonne dizaine de minute puis on retourna au large, saints et saufs, mais la peur dans l'âme.
Pour se racheter, Jeanc-Claude nous fit une tournée de morue gratuite.
Ah merci Jean-Claude. C'est vrai que la morue, ça compense ! On n'a même pas vu les baleines.